COMITE CITOYEN DE DEFENSE DE L

COMITE CITOYEN DE DEFENSE DE LA SANTE PUBLIQUE DANS LE NORD ISERE.

 

CONFERENCE DE PRESSE BOURGOIN JALLIEU

le mercredi 21 janvier 2009 : Evolution du projet médipole dans le contexte de la préparation de la loi Hopital Patient Santé Territoire

 

 

LE PROJET DE LOI « HOPITAL PATIENTS SANTE ET TERRITOIRES » S’INSCRIT DANS UNE PERSPECTIVE DE RUPTURE ANNONCANT DES CHANGEMENTS RADICAUX DE CONCEPTION, D’ORGANISATION ET DE PILOTAGE DES SYSTEMES DE SANTE ET DE SECURITE SOCIALE, DU DROIT ET DE SON FINANCEMENT

Il met en musique les propositions les plus libérales des différents rapports préparatoires à la loi. Il affiche des objectifs de santé publique louables sans donner les moyens de les atteindre et reste au milieu du gué sur des points sensibles comme l’accès aux soins, la démographie médicale, l’installation des médecins, la permanence des soins, la rémunération à l’acte.

Les titres traitant de l’hôpital et de la gouvernance sont les plus préoccupants. Ils mettent en place un hôpital calqué sur le modèle des entreprises capitalistiques avec un directeur patron à la tête d’un directoire dont il nomme tous les membres, l’hôpital est réduit à un simple outil de production de soins, le texte organise le transfert massif des activités hospitalières publiques vers le privé et le médio social. Il donne tous les outils pour fermer, concentrer, fusionner aux dépens de la qualité et de la proximité.( cf ce qui se passe à Roussillon, Vienne,  Pont de  Beauvoisin, Belley…)

Le texte réduit le périmètre de responsabilité de la sécurité sociale. Il instaure la mise en place d’Agences Régionales de la Santé à qui revient la gestion du risque, compétence actuelle de la sécurité sociale, portant sur la régulation et le contrôle du système de santé. Les caisses régionales de l’assurance maladie (C.R.A.M.), les D.D.A.S.S., les D.R.A.S.S. disparaissent. Des personnels dont les statuts sont de natures différentes sont placés sous l’autorité des A.R.S. Ces agences sont placées sous la responsabilité d’un exécutif fort avec un directeur nommé en conseil des ministres et doté d’un conseil de surveillance, présidé par le Préfet de région.

C’est dans ce contexte qu’évolue le projet médipole sur le territoire de Bourgoin Jallieu.

L’aspect flambant neuf et moderne du chantier n’occulte pas en ce qui nous concerne notre inquiétude sur la pérennité du service public de santé égale pour tous. Tout est fait dans sa conception pour donner la part belle au secteur privé, afin de répondre   à la une volonté politique du moment et avec toutes les conséquences que cela aura sur la population (tri des malades, dépassement d’honoraires, listes d’attentes interminables dans le domaine de ce qui restera public…)

Vendredi 9 janvier Nicolas Sarkosy l’a confirmé : Pas de moyens supplémentaires pour l’hopital public.

Nous en mesurons déjà la traduction dans la réalisation du projet médipole et plus particulièrement dans le devenir de l’hôpital Pierre Oudot. Ce dernier sera le seul des 3 établissements qui ne sera pas propriétaire de ses murs et qui reversera un fort loyer à un promoteur privé ( Bouygues…).

Vous me direz que dans ces conditions et dans un proche avenir nous n’aurons plus a nous posons la question « que faire de notre patrimoine public ? « puisque nous n’en posséderions plus.

Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui en ce qui concerne l’actuel hôpital et puisque la question nous est posée nous allons profiter ici d’exposer notre point de vue.

Tout d’abord notre association tient à rappeler ce postulat de départ :

L’établissement actuel tant dans son tènement que dans son équipement est un bien public financé par la sécurité sociale (l’argent de NOS cotisations) L’ ARH, l’hôpital sont des administrations dont une des missions est de gérer au mieux ce patrimoine tout en étant redevable auprès des collectivités locales et de la population sur ces modalités de gestion.

Nous contestons donc que dans  ces conditions qu’un directeur d’hôpital ou d’ARH se décrète propriétaire des lieux et en dispose comme bon il lui semble pour garantir la réalisation de projets futurs .C’est a la puissance publique locale d’en décider en lien avec les élus locaux et la population.

La vente de l’établissement actuel pour financer l  équipement logistique de demain présentée comme condition obligatoire est pour nous inadmissible tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme : pourquoi organiser un forum alors que tout semble déjà bouclé ? Est-ce déjà une anticipation a la loi Bachelot qui est en soit un vrai déni de la démocratie !

Sur le fond cette décision nous apparait comme in vrai gâchis et un gaspillage de l’argent public. En effet le bâtiment actuel, ses investissements lourds récents, ses rénovations  donne encore la possibilité aujourd’hui a répondre à des besoins de la populations dans des domaines d’activité de services publics au sens large du terme non couvert à ce jour et qui ne serons pas couverts demain dans le cadre du futur médipole.

Nous pensons que des aménagements supplémentaires pourraient même permettre d élargir toute un panel de propositions cohérentes et d’utilité publique.Nous pourrions dans ce cadre envisager :

·         Un accueil spécialisé et médicalisé pour personnes âgées (tous reconnaissent aujourd’hui le manque de places pour nos anciens dans le territoire.

·         Un accueil d’adultes ou d’enfants handicapés (même constat que pour nos anciens)

·         Accueil de personnes en dépression qui serait une alternative a l’hôpital psychiatrique et une création puisque complètement inexistant dans le secteur.

·         Centre de formation pour les métiers sanitaires sociaux et médico-sociaux ( pas exclusif ) ce qui répondrait a la nécessite, en plus des objectifs de formation, de maintenir une population jeune sur place.

……………………………………

Comme vous le voyez les idées ne manque pas il ne reste plus que la volonté politique à réaliser ce type de projet..

Pour rappel ni  la clinique St Vincent de Paul ni le centre psychothérapique du vion  se sont retrouvés dans la nécessité de vendre afin de réaliser leur projet ou d’ailleurs ils conservent la qualité de propriétaire. De plus leurs anciens locaux continueront à avoir une vocation d’hébergement et de soins.

Est il donc normal que seul l’hôpital public soit le seul soit le seul a devoir brader son patrimoine à un promoteur afin de s’autofinancer pour continuer à pouvoir fonctionner et répondre ainsi aux besoins vitaux de la population.

Contrairement à ce qu’affirme Mr Sarkosy nous avons besoin de moyens supplémentaires que nous pourrions trouver au travers un financement de la sécurité sociale à la hauteur et correspondant aux réels besoins croissant de la population .Nous pourrions  ainsi espérer voir disparaitre de pathétiques initiatives comme celle à l’initiatives d’élus de Pont de Beauvoisin qui consiste à mettre en place une souscription publique pour financer un scanner que l’hôpital ne peut plus se payer.( alors que 10% du PIB ces quinze dernières années ont basculer du monde du travail vers le capital soit prés de 200 milliards d’euros par an )

 

 

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