Syndicat CGT des Travailleurs Sans-Papiers de l'Isère

Syndicat CGT des Travailleurs Sans-Papiers de l'Isère

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

30 avril 2009

 

 

Depuis ce matin, 50 travailleurs sans papiers syndiqués à la CGT occupent la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi pour demander leur régularisation assortie du droit de travailler. Empêchés de travailler au grand jour parce que sans papiers, ils sont poussés dans la clandestinité et subissent de ce fait les pires conditions d’exploitation et la peur permanente d’être arrêtés et expulsés. Le combat de la CGT est de faire reconnaitre aux pouvoirs publics que les sans papiers travaillent et qu’à ce titre ils doivent pouvoir bénéficier du droit du travail. Ceci passe par leur régularisation.

 

Plus de 120 dossiers déposés par la CGT sont actuellement entre les mains du préfet. Tout laisse à penser que de nombreux rejets se préparent dans les bureaux de la préfecture.

 

Ce que demande le préfet pour la régularisation de ces travailleurs est impossible : produire des fiches de paye alors que les employeurs ne peuvent les déclarer qu’à partir du moment où ils ont un titre de séjour. Ce qui fait d’ailleurs l’affaire d’une fraction peu scrupuleuse du patronat.

 

Dans les faits, la politique restrictive et répressive des pouvoirs publics en matière d'immigration maintient et renforce le travail clandestin. C'est au contraire en donnant davantage de droits aux travailleurs étrangers, notamment en facilitant leur régularisation, qu'on se donne le plus de moyens de lutter contre le travail clandestin, et qu'on peut aboutir le plus rapidement à améliorer les conditions de travail dans des secteurs comme la restauration, le BTP, l'agriculture, l'aide à la personne...

 

 

 

Conférence de presse ce jeudi 30 avril 2009 à 9h30 dans le hall de la DDTE

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site